Respect - Renouveau :

 Sommaire

1 - Le contenu
2 - 28 janvier 2010
3 - Charles

4 - La crise
5 - Vaste programme

De la présentation des voeux du Président, meilleur débit, plus apaisé et détendu, teint légèrement foncé(Vacances au soleil), faciès un tantinet émincé.

1 - Le contenu : Rien de nouveau

Certainement pas mécontent d'en finir avec une fin d'année 2009 marquée par une série de mauvaises nouvelles et des sondages en berne, Nicolas Sarkozy a commencé 2010 en adoptant une meilleure attitude.

Pour les troisièmes vœux de son quinquennat, le chef de l'État a privilégié un discours rassembleur énumérant en sept minutes, sur un ton délibérément modeste, les réformes accomplies et les chantiers à venir. Le tout sans chercher la moindre polémique jusqu'à souhaiter davantage de "fraternité".

En pleine polémique autour du débat sur l'identité nationale, le président a d'ailleurs invité l'opposition et la majorité à se respecter, à moins s'insulter et se déchirer. "Respectons-nous les uns les autres, faisons l'effort de nous comprendre"

La France ne s'en sort pas si mal de la crise. C'est certain, pour celles et ceux d'en haut.
Que reste - il à celles et ceux d'en bas ?.

L'heure était au rassemblement. Au «renouveau», selon le cap fixé en 2010 par Nicolas Sarkozy qui veut croire que sa troisième année de quinquennat sera celle du printemps en quelque sorte.

En clair : celle de l'après-crise. À l'orée d'une année 2010 périlleuse pour l'exécutif, avec les élections régionales en mars (qu'il n'a pas évoquées), une reprise économique incertaine, des réformes délicates et un chômage élevé, le président s'est toutefois montré prudent.

Il a voulu rétablir sa vérité et de prouver que l'année écoulée n'a pas été aussi négative que le dit l'opposition. Cela n'a pas été la vie en rose.

Aller faire vos courses dans vos lieux habituels, les achats sont moins nombreux, la tête des gens !, c'est la "gueule", ce n'est plus les fêtes précédentes de Noël et du jour de l'an.

Satisfait de lui-même pour les réformes qui vont générer des changements, certainement à la saint glinglin ?. La majorité d'entre nous, n'y croie plus depuis longtemps.

Du respect entre nous, certainement suite à l'identité nationale. Personnellement, j'ai toujours respecté les arrivants que j'ai connu, qu'ils soient : Polonais, Italiens, Portugais, Belges, Anglais, sans oublié : Marocains, Algériens, Tunisiens, chez nous moins nombreux. Qui se sont bien intégrés(es), sans voile, sans burqa.

Là, pas de leçons à recevoir.

Cette année doit-être celle du renouveau. Alors, la rupture n'était pas celle du renouveau avec l'arrivée du nouveau Président ?.
Eh bien non, nous n'avons rien compris pendant ces deux ans et demi. Nous sommes des débiles.

Sur Copenhague, le minimum, c'est presque une réussite. Ce qui est certain, c'est le monde qu'il y a eu.

Jamais très à l'aise dans cet exercice des vœux qui consiste à lire un texte sur un prompteur, Nicolas Sarkozy a retrouvé du tonus quand il a défendu la taxe carbone invalidée par les Sages du Conseil constitutionnel. «Je ne suis pas un homme qui renonce à la première difficulté», a-t-il averti, confirmant la présentation, le 20 janvier en Conseil des ministres, d'une nouvelle mouture de cette taxe écologique.

Minimisant l'échec de la Conférence sur le climat de Copenhague, le président a ensuite listé son programme d'action pour 2010 : la réduction des déficits publics, la consolidation des retraites et la simplification de l'organisation territoriale.

Sans compter la réforme de la justice. Nicolas Sarkozy a promis qu'il allait «s'occuper des bandes» en 2010, bien décidé, en cette année électorale, à ne pas renoncer au thème de la sécurité .

Le pouvoir d'achat, le chômage à aller chercher avec les dents, la rupture ?.

Rien : C'est la méthode Coué.

La parole aux Françaises et Français.

2 - 28 janvier 2010


Tu es venu nous rentre visite, malgré tes occupations très personnelles. Nous t'en remercions vivement Pierre.

Le résumé de Charles : 

En ce début d'année qui se trouve être la fin de la première décennie du 21° siècle(la 2° décennie ne part que du 01 janvier 2011). Notre ami Charles en a gros sur la "patate", des discours de Nicolas Sarkozy, de son autosatisfaction. 

Avec Charles, nous sommes une quinzaine de Corréziens et Corréziennes a être terriblement déçus, nous avions cru à une nouvelle Gouvernance.
Dont la rupture que nous attendions avec impatience.
Nous sommes tombés(es) de haut.

Nous venons de refaire le Monde, nous ne voulons pas être des rabat - joie, des casse pieds, rabâchés sans arrêt.
En étant d'idées, de parcours très différents nous avons un point commun.
La gouvernance actuelle est négative.
C'est inquiétant pour les jours à venir.

La France continue son déclin malgré tout ce que nous raconte les 20% de celles et ceux d'en haut qui nous servent une tambouille indigeste à longueur de journées et d'années.

3 - Charles :

Le résumé,

La crise est d'abord économique, elle s'est installée depuis des décennies. N'importe quelle entreprise(familiale, petite, grande) aurait disparu depuis belle lurette.

Lundi 25 janvier sur TF1 : l'émission «Paroles de Français» animée par Jean - Pierre Pernaut, a été une surprise pour nous.
C'est quand même inédit, en regardant d'abord le côté positif ce dialogue direct entre le Président de la République et un échantillon de la population Française pour cette vraie première, c'est excellent.

Cela brise en partie le carcan, cette entrave à la liberté pour s'exprimer librement. Depuis toujours, c'est réservé à une caste, au corporatisme, de crocodiles dans le marigot des médias, surtout à la Télévision, c'est visuel.
20% Font la pluie et le beau temps. Plutôt la pluie.
80% Souffrent, crève la dalle", n'ont droit qu'à des miettes, ce que l'on veut bien encore leur laisser.

Toutes les émissions de ce type sont préfabriquées, sous contrôle.
Je pense que ces onze personnes se sont exprimées librement. Peut - être, parfois un peu longuet et ne pas être aller au fond de leur pensée.

Cela ne doit pas être facile sur un plateau de Télévision au milieu d'un ensemble de matériels, de lumière, d'attentes, etc. Se faire entendre, surtout comprendre des téléspectatrices et téléspectateurs, relève d'un vrai langage afin de communiquer sa pensée grâce à la parole.

Evidemment, nous avons été, nous paysans très sensible au témoignage de Sophie POUX éleveuse de vaches laitières dans le Tarn-et-Garonne.

C'est la catastrophe, ça va être l'hécatombe. Je travaille pour zéro euro par mois. Elle a peur des produits importés qui seraient moins bien contrôlés, elle a du faire un emprunt pour assumer le quotidien, etc. Que fait le plus important syndicat agricole. Rien, paroles, paroles, blabla.

Pour l'ensemble de cet entretien, il semblerait que Nicolas Sarkozy n'était pas au courant, mal renseigné. Ce qui confirme qu'en haut on ne veut rien entendre et rien voir. On est bien installer dans ors de la République, bloquons pour que cela dure.

Il a court circuité tout le système administratif et commercial. Il ne pourra pas dire : Je n'étais pas au courant.

C'est des émissions de ce type que nous devrions avoir. Le secteur public vient aussi de prendre une sérieuse claque.

Compétitivité - Crédibilité. 

Il y a belle lurette que la France n'est ni compétitive, ni crédible.

4 - La crise :

Plutôt les différentes crises, 

Des subprimes, c'est une bavure des banques et des patrons des banques centrales.
Les bulles diverses, dont internet, c'est la faute aux spéculateurs, des marchés boursiers.
Les fermetures d'usines et les délocalisations, c'est la loi de l'économie.
Le réchauffement climatiques et les émissions de gaz à effet de serre, rien à voir avec les transports, les mouvements de marchandises aux quatre coins de la planète.
Les hausses vertigineuses des matières premières, c'est la faute des Chinois, des <indiens, des Brésiliens qui font exploser la demande.
La qualité et la rareté de l'eau, c'est une bêtise de l'agriculture, de la citoyenneté.

A chaque phénomène nos gouvernances trouvent une explication, trop souvent technique. On ne cherche pas à relier les problèmes les uns aux autres.

Alors, les problèmes des Françaises et des Français, dont le pouvoir d'achat, le chômage, l'insécurité, etc., c'est la faute à qui, à quoi ?

5 - Vaste programme :

Sans oublier, une fuite en avant, une spirale infernale de notre économie de la dette, qui nous plonge dans cette crise globale.

La première décennie du 21°siècle aura été difficile pour la France. La Chine a fait son entrée dans l’Organisation Mondiale du Commerce, elle s'est convertie à l’économie de marché.

La France, elle généralisait les 35 heures, enclenchant une mécanique infernale de dévalorisation du travail, de démotivation généralisée et de creusement des déficits publics.

Une grande partie de l’Asie, considérée jusque-là comme économiquement sous-développée, mettait les bouchées doubles pour reprendre toute sa place sur la scène internationale. La France à baisser les bras et à se résigner à son déclin.

Les conflits sociaux(avec les grèves), le chômage, les impôts, les prélèvements divers, les charges diverses, la multiplication des fonctionnaires et assimilés(es), etc.

Les entreprises pour continuer à subsister ont délocalisé dans les pays à faible coût de main - d'oeuvre.
Beaucoup ont disparu, personne ne les a aidé à franchir certains obstacles.

Par exemple, quand un ou plusieurs clients défaillants provoquaient un manque de trésorerie, il n'y avait que le recours au dépôt de bilan, le plus souvent la liquidation.

Combien d'artisans et petits commerçants ont été victimes de ce système archaïque et pervers ?.

Comme, dans le même temps et sans aucune cohérence, les mêmes politiques ont accepté le marché unique européen et la monnaie commune, espérant peut-être que les disciplines imposées par Bruxelles viendraient compenser leur laxisme démagogique, ils se privaient du seul moyen dont ils auraient pu user pour maintenir un tant soit peu notre compétitivité : la dévaluation.

D'autre part, les effets combinés de l’euro surévalué et des 35 heures ont renchéri notre main-d’oeuvre, miné nos positions extérieures et accéléré la délocalisation de nos industries, notamment vers l’Asie.

La décennie s’achève ainsi par un revers dans le nucléaire face à un consortium conduit par des Coréens à Abou Dhabi. Notre technologie d’excellence et nos relations de confiance avec un pays ami n’auront pas suffi à compenser la différence de prix, reflet de notre déficit de compétitivité.

Là, nous sommes archi - nuls, il nous faut de vrais commerciaux, des bons vendeurs, de bons maquignons par exemple : pour vendre des Rafales.

Des réformes ont été engagées dans la distribution, la concurrence, le marché du travail, la fiscalité, etc.

Pour nous, rien n'a changé, tout ce complique, du pouvoir d'achat au chômage, en passant par l'insécurité.
Nous sentons bien que la France s'enfonce dans la précarité, dans l'irresponsabilité. C'est très grave.

S'il n'y a pas un redressement de la conduite du pays après les élections régionales, nous irons vers de sombres jours, encore plus d'inégalités, d'où des troubles.

Comble de malchance, la crise internationale est venue clore cette décennie, ruinant provisoirement les efforts entrepris pour combler nos déficits et réduire notre endettement et faisant repartir à la hausse un chômage qu’une politique de revalorisation du travail avait fini par réduire.

Pire, elle a ranimé la chimère d’un capitalisme voué à disparaître, étouffé par les crises qu’il aurait lui-même provoquées. Les Français, déjà peu convaincus des bienfaits d’une économie de marché, se sont de nouveau pris à rêver d’un État qui pourrait tout.

Cela ne nous conduit pas à désespérer de la décennie qui vient. Au contraire, les crises devraient mettre à jour nos faiblesses, pour permettre aussi d’accélérer les prises de conscience.

Les Françaises et les Français savent maintenant qu’ils évoluent dans un monde qui ne les attendra pas.

Tout au long de ces dix ans, nos entreprises françaises ont fait preuve, malgré les contraintes et les obstacles, d’une incroyable vitalité au point qu’elles sont nombreuses à compter parmi les leaders mondiaux dans leur secteur d’activité. Le compte n'y est pourtant pas.

Nous devons faire en sorte qu’elles redeviennent les plus compétitives. Que nos atouts ne soient pas gâchés par des coûts prohibitifs.

L’Allemagne a su réformer sa protection sociale et devenir un champion de l’exportation sans réduire le niveau de vie de ses salariés. C’est ce succès que nous devons souhaiter pour la France en cette période de voeux.