10  août  2012 

Monsieur le Président de la République 

En tant que Corrézienne de la haute Corrèze, je me permets d'envoyer mon message sur la toile. J'ai été bercée dans le communisme sur les genoux de Marius VAZEILLES,  paysanne attachée à son terroir.

Je suis la politique d'assez près, j'ai des convictions, je les défends en respectant les contradictions, je suis pour le dialogue franc et honnête

Le 20 août 2007, j'avais fait une lettre à votre prédécesseur qui nous avait assuré qu'il y aurait rupture, nous l'avons élu, il nous avait promis cent fois plus qu'une : Je dis ce que je ferai et je ferai ce que je dis, qu'il ne nous trahirait pas. Qu'il avait de la sympathie, de la compassion pour celles et ceux qui se lèvent tôt le matin.

Nous pensions que la rupture promise provoquerait un choc économique en mettant de l'ordre dans l'administration de l'Etat, dans la maison France. Hélas, cinq années pour rien.

Si je suis d'accord de travailler plus pour gagner plus, ce n'est pas pour le donner à l'Etat, qui, pour l'instant dépense, dilapide, distribue et gaspille sans vergogne l'argent des contribuables.

Les autres réformes : le temps de travail, les heures supplémentaires, les universités, etc.

Dans la conjoncture actuelle, les Françaises et les Français ont beaucoup de difficultés pour assurer leur fin de mois. La plus importante étant le pouvoir d'achat.

C'est évident, celles et ceux qui ont des rentrées d'argent, des rémunérations décentes ne comprennent pas les angoisses, les inquiétudes, le désarroi, de celles et ceux d'en bas.

La question : Ces fins de mois, comment les assurer dignement, convenablement et honnêtement ?

Comment peuvent-ils/elles seulement survivre et se payer ou acheter de quoi se loger ?

Des grands discours, des envolées oratoires, des faîtes ce que je dis mais ne faîtes pas ce que je fais. Il n'en sort rien de positif. La France est depuis bien longtemps dans la situation de dépôt de bilan.

Elle peut même être déclarée en « faillite ». Pas la même faillite qu'une entreprise, la France sera toujours présente. C'est le cas extrême, une catastrophe. Si l'on continue à emprunter, il arrivera bien un moment où l'on ne pourra plus rembourser, ni les intérêts, ni la dette. A moins que l'Etat dise tout haut, on ne rembourse pas ?.

Les Françaises et les Français sont bien conscientes(ts) que la France vit au -dessus de ses moyens depuis plusieurs décennies. Du temps de la chiraquie nous connaissions que notre pays dépensait l'argent qu'elle n'avait pas, à l'époque c'était 150 millions d'euros par jour.

Actuellement cela a dû doubler, soit 300 millions d'euros par jour, ce qui augmente encore notre dette insupportable, ce qui nous amènera à emprunter de plus en plus. Il y aura bien un jour un arrêt ?.

Pendant ses deux mandats Jacques Chirac n'a réglé aucun des problèmes que nous avions : le chômage chronique, le pouvoir d'achat, l'âge de la retraite, la santé et la dépendance, l'insécurité, l'éducation et l'échec scolaire, c'était le Président pas de vagues.

Aujourd'hui trois millions de chômeurs(euses), près de dix millions de pauvres. Combien de millions qui vivent à moins de cinquante euros près ?, etc.

 Comme après la Libération en 1945 ( nous ressassons encore ), d'autant plus que nous sommes des enfants des guerres (1914 – 1918 juste après, 1939 – 1945 et la Résistance activement, Programme du CNR, la guerre d'Indochine et d'Algérie, les troubles à Madagascar et au Cameroun ). Cinquante ans de paix, c'est appréciable, non ?.  

Nous devons prendre des décisions radicales, révolutionnaires, dire non à l'angélisme.

Changer le système de Gouvernance et de la politique en  général, interdire les déficits et accroître les investissements, briser les monopoles, surtaxer les hauts revenus, contrôler les prestations sociales, briser l'économie de la spéculation et soutenir l'économie réelle, défendre les droits des personnes et de certains acquis, imposer une réglementation plus stricte à l'activité bancaire comme au droit de grève, renforcer les syndicats pour la concertation et favoriser les vrais entrepreneurs, etc.

D'où s'engager dans une nouvelle guerre économique avec détermination , sans faiblesses et sans effusion de sang. Ceci avec une mobilisation générale des Françaises et des Français en faisant prévaloir un Patriotisme Français. S'ils ne sont contents qu'ils partent vers d'autre cieux  

C'est vraiment dommage et fortement regrettable, il est clair qu'il est toujours délicat pour un politique de faire des annonces négatives, alors que les citoyennes(s) se complaisent volontiers dans l'indifférence ou l'insouciance. La France se trouve dans une situation lamentable, il faut dire le vérité aux Françaises et aux Français.

La France ne produit plus et très mal, nous n'avons pas de pétrole, ni de produits à fortes valeurs ajoutées, de plus elle est surendettée, avec ses 1800 milliards € de dette, d'où plus  d'austérité pour la réduire et la faire disparaître. C'est impossible, irréalisable de rembourser cette dette, surtout à la Saint- Ginglin. 

 Les solutions, les moyens que l'on nous « bassinent » et ressassent à longueur de semaines, de mois, d'années, sur tous les tons par les médias, les experts, les économistes, les politiques, etc. ne servent à rien, la dégringolade continue.

Il y a plusieurs points de vue, procédés, méthodes, de s'en sortir :

En effet, il y a surtout la mauvaise dette et la bonne dette.

La mauvaise dette, ce sont les crédits à la consommation, les dépenses publiques, dont le fonctionnement de l'Etat, emprunter pour régler ses dettes( la cavalerie), sorte de crédit révolving .

La bonne dette, ce sont les emprunts d'investissements qui apportent un retour sur investissements, c'est à dire des revenus et de bonnes économies futures pour des bénéfices.

Réductions du chômage, etc.

Ne prenons plus de crédits à la consommation et remboursons ce que nous pouvons et devons rembourser, ainsi nous serons mieux armés lorsqu'il faudra réduire notre train de vie pour cause de pression fiscale. 

Pour la France, d'abord régler la dette de 1.800 milliards d'euros ( colossal ) et ne plus jamais recommencer la « cavalerie » effrénée de ces décennies précédentes par des emprunts dont les intérêts sont dévastateurs, nuisibles et préjudiciables. On ne peut pas continuer à payer annuellement près de cinquante milliards d'euros d'intérêts pour cette dette qui se trouve être une très mauvaise dette, dont le financement du fonctionnement et la mauvaise gestion.

Premier procédé :

Résorber les déficits et la dette de 1800 milliards en poursuivant à peu de chose près la politique actuelle ?. C'est la quadrature du cercle. 

Diminution des dépenses publiques, du train de vie de l'Etat, augmentation des impôts ou prélèvements divers, etc.,  ça ne fonctionne pas.

A voir la croissance actuellement molle et atone, c'est impossible, tous les feux étant au rouge et pour longtemps.

Ce n'est que des voeux pieux, des souhaits irréalisables, utopiques et vains, qui perdureront   Ad vitam – aeternam.

Deuxième procédé :

La guerre : Nous l'avons connue, plus jamais çà. Autrement c'est un procédé classique qui permet de relancer l'économie par les morts, par la reconstruction, pour celles et ceux qui survivent.

Des désordres internes graves dans notre pays.

L'inflation, l'hyperinflation par l'augmentation durable et générale des prix des biens et des services. Par un accroissement de la circulation de la monnaie ( Masse monétaire ). 

Impossible dans la zone euro, et quels résultats ?.

La croissance, impossible, les structures et la conjoncture actuelles, il n'y a aucune marge de manoeuvre qui permette de contribuer au développement, à la diversification de l'activité économique,  etc. 

Troisième procédé :

Décote de la dette, les créanciers se mettent d'accord pour accorder une diminution, un rabais sur la dette.

Le défaut, le moratoire, la faillite c'est la solution radicale, tout simplement ne pas rembourser les créanciers.

Quel sera alors le crédit de la France dans le Monde ?. C'est le chaos. 

Sortir de l'Euro, c'est le retour en arrière.

Quatrième procédé :

Yes We Can : en français : Oui, nous le pouvons, prononcé par Barack Obama

Comment remettre à zéro sans drames ?. Bien expliquer aux Françaises et Français la situation de la France, la vérité.

Un particulier, une société, ne peut pas emprunter sur 30 ans à un taux bas de 2%.

La France a encore des atouts, des ressources, des garanties, pas pour longtemps un certain crédit pour se permettre de faire un important emprunt sur 30 ans à un taux maximum de 2 %. La France sera toujours là et son patrimoine très important.

Cet emprunt, ne devra servir uniquement qu'à la relance de l'économie par une remise à plat de notre système économique et politique, devenu obsolète et pervers.  Rien à voir avec le système bancaire actuel. Seulement une Banque d'investissements.

Un Etat peut le faire. Je pense que la France est encore crédible pour faire un emprunt important de 5.000 milliards sur 30 ans à 2%. 

Elle règle et efface la dette de 1.800 milliards, nous redevenons un peu plus crédible.

Elle investit les 3.200 milliards dans une vraie relance de l'économie française afin de remettre à zéro les compteurs avec les réformes nécessaires et indispensables pour les Françaises et les Français. Grands Travaux, relance de l'économie dans l'industrie et le commerce, l'exportation, Etc.

Cette « trésorerie » de 3200 milliards doit rapporter des intérêts qui serviront à régler les nouveaux intérêts et le remboursement de la dette. C'est le travail qui règle la facture, les Françaises et les Français ont de nouveau du carburant pour mieux vivre.

Il n'y a ni violences, ni morts, des vraies réformes, faire repartir une certaine croissance car il ne faut pas croire au Père Noël, surtout remettre les gens au boulot, etc.

Nous ne sommes, ni à la fin de la guerre, ni aux affaires de 1958 avec l'instabilité économique d'une part, et la guerre d'Algérie d'autre part. 

Emprunt de : 5.000 Milliards  €. C'est les chiffres et non les lettres qu'il faut comparer.

5.000 Milliards c'est : 5.000. 000.000.000. L'on prend peur lorsque nous voyons tous ces zéros. 

Plusieurs façons de rembourser le capital en remboursant dans le meilleur intérêt des Françaises et des Français. Il y a assez de spécialistes pour négocier ce remboursement.

Afin de ne plus avoir d'intérêts à faire payer par les Françaises et les Français, l'investissement dans l'économie doit s'effectuer par des prêts à maximum 8%.

Cela nécessite une supervision, un contrôle par le service public des investissements en créant une «Direction – Antenne » pour aider les entreprises, sociétés, particuliers à mettre ou remettre de l'ordre pour le fonctionnement, la rentabilité dans leurs affaires. 

Un bel exemple avec le Groupe DOUX. On laisse faire les charognards, prédateurs,  c'est impensable, surtout qu'il y a eu l'affaire Gérard BOURGOIN dans l'Yonne et combien d'affaires liquidées, perdues, alors qu'un coup de pouce aurait suffit.

L'affaire Arcelor  - Mittal impensable de laisser filer la fermeture du site, combien d'autres à sauver par des actes concrets, etc.

A la tête de cette Direction - Antenne, il faut un entrepreneur dans le style du Périgourdin Sylvain FLOIRAT dans le passé avec Europe 1, MATRA, HACHETTE et Paris Match, JDD, etc. Je donne  une précision, ce n'était pas Jean-Luc LAGARDERE qui pilotait ces reprises, il était à l'époque Pdg de MATRA sans un sou.

Actuellement le Corrézien Clément FAYAT dans le BTP  et dans les vignobles, tient la route.

ll ne faut pas recommencer de nouveau les mêmes erreurs du passé, ni faire de l'angélisme.

Ne pas plaire, ni faire confiance,  à tout le monde surtout aux banques, économistes, experts,  etc.

Puis remettre de l'ordre dans les banlieues et les quartiers, là, Manuel VALLS va dans le bon sens, il ne faut pas toujours lui savonner la planche.

 Ainsi qu'à Laurent FABIUS en créant une Direction économique au Ministère des Affaires Etrangères. Là, il faudra que les diplomates entament leur mue et sortent de leur léthargie et engourdissement chronique.

Jérôme CAHUZAC Ministre du Budget est très bien à cette fonction. Quant à la personne, j'ai des doutes (voir le local en Lot et Garonne )

De même que Jean Marc AYRAULT  Premier Ministre qui est très bien dans son rôle.

C'est le changement, dans la sécurité, le travail, la modernité, mais la fermeté. 

Fini le laxisme, l'angélisme, le laisser - aller.