Quel Président ?

L'échéance arrive, à deux mois de l'élection pour la Présidentielle, les jeux ne sont pas faits.

Au moment où la France et l’Europe traversent une crise sans précédent, chacun mesure l’importance des scrutins des 22 avril et 6 mai 2012.

Plus que jamais, la France aura besoin d’un président capable de rassembler toutes les énergies, de dépasser les querelles des camps, de privilégier l’intérêt général sur les intérêts partisans.

Plus que jamais, la France aura besoin d’un État impartial et d’une démocratie apaisée.

Plus que jamais, les Français voudront un président qui leur parle un langage de vérité, sans laquelle toute action est vaine, et un langage de justice, sans laquelle tout succès est compromis.

En 2007, aucun candidat avait placé la question de la crise de la dette au cœur de sa campagne. Et l’on sait aujourd’hui de quel poids elle pèse dans la crise que nous traversons. Voir François Bayrou.

En 2012, ce sont les questions Pouvoir d'achat et de chômage, de l'économie et des finances, la production et de l’éducation, la sécurité, qui constitueront les clés du scrutin. La production, qui permettra à la France de retrouver sa place dans l’économie mondiale,  l’éducation qui garantira à nos enfants un haut niveau d’instruction, indispensable dans le monde si dur dans lequel nous vivons.

Marine Le Pen pourra - t - elle accéder au second tour ?.  François Bayrou se bat comme un beau diable. Après tout, près de 4 Français sur 10 disent qu'ils peuvent encore « changer d'avis ».


Il n'empêche: aujourd'hui, le plus probable est que la finale opposera Hollande à Sarkozy ou, si l'on préfère, Sarkozy à Hollande.

Et quel est le point commun entre ces deux hommes ? C'est le suivant: aucun des deux n'était au départ le candidat le plus désiré par son camp.

A gauche, on ne rêvait que de Strauss-Kahn. Et puis ensuite, à un degré moindre, de Martine Aubry.

Hollande, c'était le perdant, le marginal, le fameux « socialiste mou », comme disait Aubry.

A droite, c'est un peu pareil. Adulé en 2007, Sarko le bling-bling a été ensuite critiqué, moqué, rejeté, quasi-excommunié. Thème central : n'importe qui plutôt que lui.

Cela prouve deux choses :
1- Que Hollande et Sarkozy ont le cuir épais et, chacun à sa façon, un certain talent.
2- Qu'en politique, surtout quand la tempête est là, on n'a pas besoin d'un séducteur ou d'un magicien et encore moins d'un grand copain  mais d'un bon capitaine.

Un capitaine capable d'éviter les récifs ou les icebergs et de nous indiquer la direction d'un port  sûr. Où jeter enfin l'ancre.

Or, regardons bien, Sarkozy et Hollande ont des têtes de capitaines. Sous cet angle, c'est plutôt rassurant. Ce ne sera pas suffisant.