Les crises :

L'année 2011 commence très mal, les crises économiques et financières sont toujours présentent. La crise sociale que la France connaît depuis des décennies, dans laquelle notre pays s'enfonce, avec le pouvoir d'achat en berne et le chômage à un niveau élevé. Les entreprises qui délocalisent ou disparaissent, etc.

Là, politiques et experts de toutes espèces sont aveugles et sourds. Mais ils s'expriment pour dire n'importe quoi, en sous-estimant la situation de la France.

D'où les Françaises et les Français sont exaspérés par cette société inégale , excédés par les politiques qui ne les comprennent pas et ne veulent pas les entendre, indignés par le comportement de celles et ceux d'en haut qui se partagent sans vergogne et sans scrupule les richesses de la France depuis des décennies.

D'où provient ce décalage entre celles et ceux d'en bas ?.

Le problème de la Tunisie nous apporte la confirmation qu'à PARIS on ne voit rien, on ne connaît rien de la France profonde, on ne voit rien sur ce qui se passe à l'extérieur. Ils et elles sont sur une autre planète.

En ce qui concerne la Tunisie :
La "révolution du jasmin" a renversé le 14 janvier 2011, après un mois de soulèvement populaire, le régime du président Zine El Abidine Ben Ali, qui régnait d'une main de fer sur la Tunisie depuis 23 ans.

Alors que le peuple tunisien est parvenu par ses seules forces à se débarrasser de la chape de plomb qui pesait sur lui, nous ne pouvons que regretter profondément nos attitudes et nos expressions utilisées pour offenser les Tunisiennes et les Tunisiens depuis tant d'années.

Même ces derniers jours, des responsables français, par leurs complaisances envers le régime du président tunisien déchu Ben Ali se sont fourvoyés.

Frédéric Mitterrand pas très à l’aise sur la Tunisie :

Le ministre français de la Culture, Frédéric Mitterrand, neveu de l'ancien président François Mitterrand, critiqué , vient de  présenter ses "regrets", dans une lettre publiée par un hebdomadaire tunisien.

"Les Tunisiens savent que je travaille au service de la Tunisie, et notamment dans le domaine culturel, depuis trente ans. Comme beaucoup d'autres, je l'ai fait en essayant de privilégier le dialogue avec les autorités et souvent en allant jusqu'aux limites de ce qui était acceptable", a écrit le ministre français,

Frédéric Mitterrand avait reconnu jeudi avoir obtenu la nationalité tunisienne dans les années 90, après l'organisation d'une année de la Tunisie en France, une série de manifestations culturelles.

Il se trouve que, sans doute peut-être, le régime a essayé de me récupérer en me donnant la nationalité, mais je n'ai pas fait de compromis, aucun", avait assuré M. Mitterrand sur la radio France Inter.

M. Mitterrand a été vivement critiqué pour avoir jugé le 9 janvier "tout à fait exagérée" l'opinion selon laquelle le pays serait une "dictature univoque" en réponse à une question sur la répression, déjà en cours, des manifestants

Frédéric Mitterrand, le ministre français de la Culture et de la Communication et neveu de l’ancien président français François Mitterrand, a tenu à exprimer ses regrets sur les propos qu’il a pu tenir ces derniers jours. Il avait en particulier déclaré : "Dire que la Tunisie est une dictature univoque comme on le fait si souvent me semble tout à fait exagéré". S’il a bien effectivement accepté la nationalité tunisienne à la fin de année 90, il considère n’avoir jamais fait de concession au régime de Ben Ali rapporte le quotidien français Libération.

Le ministre français de la Culture et de la Communication qui n’a pas aimé, il y a quelques jours, que l’on «accuse» ben Ali de dictateur, est revenu presque sur ses propos.

 Après la chute de la mafia Ben Ali, M. Frédéric Mitterrand dit qu’en lui accordant la nationalité tunisienne, l’ancien régime a peut être voulu le tirer à son camp et le «récupérer».