Corrézienne

Ma vie de Corrézienne : Paysanne Corrézienne - Levée tôt, couchée tard(35 heures en deux jours) -.Fin de mois difficiles. Malgré tout, moral d'acier. Connais pas les petits chefs. Par contre, je connais les petits et grands cons.

Native de la Haute - CORREZE, je ne suis pas une perdrix de l'année. Signe du bélier de la fin du mois de mars. A part le certificat d'études et mon permis de conduire, je n'ai rien d'autre.

J'ai été bercé dans le vrai communisme pur et dur sur les genoux du très chaleureux Marius VAZEILLES.

Ayant été au catéchisme (ma mère était croyante, mon père non), j'ai retenu les sept péchés capitaux : l'orgueil, l'avarice, la luxure, l'envie, la gourmandise, la colère et la paresse. Ce qui me rappelle qu'en chacun de nous, nos défauts sont mêlés à nos qualités, comme l'ivraie au bon grain. On peut rajouter un autre mot : lâcheté.

Ce que l'on appelle la rentrée, c'est toujours la même rengaine, le budget, les recettes et les dépenses, les arbitrages divers, les contents, les mécontents, les opportunistes, etc.

A ma modeste position sociale j'ai été confrontée à ce même problème pendant des décennies. Il y avait les années normales, les années bonnes, les années mauvaises. Les très bonnes années cela n'existe pas. A part chez les hurluberlus et les profiteurs (voyous, gangsters, magouilleurs, même chez certains politiques et leurs affidés(es), etc.).

Je ne l'avais pas souhaité, j'ai été mise devant des faits, dont la "comptabilité" à effectuer.

J'ai fait des enveloppes et des sous enveloppes : la nourriture, les frais de la maison, les frais d'exploitation de la ferme, l'habillement et les dépenses corporelles, l'école et les études des enfants, les imprévus, puis les cotisations des retraites sont arrivées (un vaste programme).

Il y avait, ce que j'appelais la "citerne", en sorte le budget par comparaison à notre réserve d'eau récupérée pour l'exploitation de la ferme. Nous n'avions pas d'eau courante.

Nous avions un puits d'une certaine profondeur, dans lequel nous prélevions l'eau quotidiennement avec des sceaux pour les besoins alimentaires et familiaux. Alors ce n'était pas facile du tout ! Une confidence, combien de fois, j'ai pleuré en cachette.

Lorsque nous étions à la table familiale, les problèmes étaient discutés ensembles, toutefois, lorsqu'un problème risquait de perturber les réactions, nous le minimisions pour le résoudre. Il y avait une autorité parentale.

Ceci pour dire qu'à chaque rentrée d'argent, environ 25% allaient dans la "citerne", c'était la réserve, qui servait pour les acquisitions (investissements maintenant). Il y avait la répartition dans les enveloppes et sous enveloppes.

Bien sûr, il y avait des fluctuations avec les années : normales, bonnes ou mauvaises. C'est le Yo-Yo permanent, ce qui relève d'une certaine habile "acrobatie".

Ce n'était pas facile, nos recettes étaient légèrement supérieures au SMIC actuel. Le budget était tenu. C'est ce que nous avons appris à nos enfants, l'ont - ils retenus ? Lorsque survient un "pépin" ?.

Je ne le crois pas, la Société les a amené à vivre au jour le jour, est - ce un bien ou mal ? Je n'ai pas de réponses pour l'instant.

D'autant plus que tout a éclaté en mai 68, c'est certain, il y avait des réformes à faire

L'éducation doit se faire en partant de la cellule familiale, de l'école, de l'orientation scolaire et la formation.
Puis, dans la rentrée dans le monde du travail, je pense que là tout se complique parce que l'on désire le rendre confus pour mieux l'asservir.

Au départ, les jeunes sont sous le même toit, la même habitation, la même maison de toute la famille, l'école est une autre maison plus ouverte aux autres, les études et les formations sont une maison beaucoup plus vaste à construire, elle est grande ouverte. D'où des règles à administrer, surtout pour les faire respecter. Il faut de l'autorité pour les faire appliquer.

La Makayette pour Internet :

Sera simplement communicative, ouverte oui, présente oui, constructrice oui, exubérante non, une toute simple femme en tablier noir ou gris, d'en bas.

C'est un constat précis que je vais faire. Ma vie avec celle de mon mari Jean a été toute simple, saut du lit cinq ou six heures, couchés entre vingt une et vingt deux heures suivant les saisons (les 35 heures en deux jours !). Pas un jour de vacances, seulement une échappée de temps en temps dans la famille, chez des amis, ainsi qu'aux cérémonies de mariages et aux obsèques, quelques foires. Toujours le retour en fin d'après - midi pour les différents soins du cheptel.

Nous avons levé le pied depuis quelques temps, pour nous deux cela à durer un demi - siècle. Nos parents ont eu le même parcours. Lorsqu'ils sont partis, c'est de la maison (pas d'hôpital ou maisons de retraite). Pendant des décennies à la table familiale nous étions sept à huit personnes. Il fallait bien assumer les tâches(les machines à laver n'existaient pas), les nourrir, les soigner, etc. Hélas, sans aides sociales, elles sont venues bien plus tard.


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